Les présidentielles du numérique

A l’occasion de notre intervention lors de l’évènement “Les Présidentielles du numérique” nous avons souhaité écrire un petite article sur notre vision des modifications du monde de l’emploi dont était le sujet de notre table ronde.

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Depuis l’explosion d’internet, le numérique a bouleversé les codes, raccourci les distances entre les pays mais aussi entre les individus. Au début incompris, vu comme complexe, le monde a changé et les modes de consommation, les usages ont à leur tour évolués.

En effet, au rythme des décennies on parle de nouvelles générations, la génération Y, les millenials… toutes les habitudes de la vie quotidienne ont été accélérées. En commençant par l’information, les encyclopédies auparavant référence du savoir ont été substituées par Wikipédia, il en est de même pour l’actualité… Avec internet nous voulons tout, tout de suite et de manière libre… l’homme lambda a dorénavant le contrôle de l’information qui lui parvient. Et maintenant chaque personne devient un acteur direct de la création de contenu. En effet, l’avènement des blogueurs ou des plateformes de contenu comme Scoop-it montre l’importance de l’interaction entre les hommes et l’information.

Le numérique a donc rendu le monde plus petit, plus accessible, la communication et les opportunités offertes à tout un chacun sont infinies… autant que les échanges d’informations qui d’ailleurs posent leur lot de problèmes de confidentialité et de véracité.

Tout le monde devenant contributeur, il est de la responsabilité personnelle de chacun d’avoir cet esprit critique pour aller au-delà de la simple lecture d’une information non vérifiée. Ce débat peut être donc généralisé mais si l’on s’intéresse au monde du travail, on peut voir que ce domaine a aussi subit une mutation numérique. Si on reprends la genèse d’un contrat de travail, on a la rencontre… avec Linkedin ou Monster, on peut directement aller débaucher ses futurs collaborateurs ou avoir l’opportunité de trouver les profils types parfaits pour rejoindre son équipe. Les intermédiaires de la cooptation ou de la recommandation sont donc bypassés en redonnant le pouvoir et le libre arbitre au recruteur.

Pour la gestion RH, on ne compte plus les logiciels de gestions qui ont été créés sous forme de SAAS afin d’offrir une gestion plus simple et transparente pour fluidifier la gestion des carrières en interne. Enfin, si un contrat de travail se termine, trouver un nouveau job n’a jamais été aussi simple avec des plateformes de matching de profils & de besoins d’entreprises comme CornerJob. Les algorithmes ont permis une mise en relation simple entre l’offre et la demande dans le monde des RH. Le Pôle Emploi est d’ailleurs en train de s’adapter à cette révolution numérique, Reynald Chapuis préside l’initiative du Lab RH de Pôle Emploi qui tends à repenser le modèle opérationnel du Pôle Emploi pour utiliser les nouvelles technologies et travailler main dans la main avec les grands acteurs du numérique dans le monde des RH.

Bien évidemment, quand on parle de numérique, de nouveaux modèles on pense plus souvent start-ups que grands groupes, du fait de leur fonctionnement et de la rapidité d’action dont elles font preuves. Les géants de l’interim comme Manpower repensent leur modèle, ils peuvent même racheter des start-ups afin de changer la vision qualifiée souvent d’ « ancienne école » que l’intérim peut avoir.

Pour repenser ce type de modèles globaux, le Lab RH de Jérémy Lamri en est un bon exemple. En effet, être capable de fluidifier les rapports entre les grands groupes, les institutionnels & les start-ups du monde RH permets de mettre au centre du débat les intérêts des travailleurs et comment ces synergies peuvent profiter à tous. Ce type de débat, d’échanges fait avancer les mœurs comme peut le décrire Gilles Babinet dans son livre « Transformation digitale : l’avènement des plateformes », avec l’exemple de la restructuration d’Airbus en cluster de recherche. En abandonnant le fonctionnement hiérarchique très vertical pour des groupes de travail indépendants mais connectés en mélangeant les profils, les projets de recherche sont plus rapides et donnent des résultats au-delà des attentes. Toutefois comme toute restructuration il y a un moment d’adaptation, un moment de doute car en sortant d’une zone de confort il faut retrouver ses marques.

Les start-ups peuvent donc modifier de façon profitable les modes de fonctionnement et de consommation pour toute la société. En 2015, en France le numérique avec l’arrivée d’Uber en France, est devenu un synonyme de précarité et de disruption péjorative. En effet, les modèles vertueux comme Blablacar de Frédérique Mazzela ont vite été oubliés…  Pourtant larrivée des plateformes a contribuée à la désintermédiation, à cette une nouvelle façon disruptive de mettre clients et prestataires de services en contact en deux clics.

C’est pourquoi nous avons vu rapidement de nombreuses plateformes de mise en relation fleurir sous la forme de simple intermédiaire entre des prestataires et des clients. Un véritable  copier-coller du modèle d’Uber ou alors une mise à disposition de coordonnées de prestataires sous la forme d’annuaires 2.0. Cependant pour des missions où la demande n’est pas à un instant T, et qui plus est lorsqu’un prestataire se déplace à domicile, la récurrence n’est pas la même que celle du monde des VTC… Aussi toutes les plateformes existantes n’ont pas développé « from scratch » un modèle pour servir le client mais aussi le prestataire de service. Lorsque nous avons créé SOSJOBER, notre volonté était de pouvoir devenir le parfait mixte entre la pluridisciplinarité de Leboncoin et la confiance d’un Paypal. Et pour cela penser notre solution autour des professionnels locaux pour dynamiser leur activité nous semblait la meilleure solution servant à la fois le prestataire, le client et l’économie locale.

En effet, chez SOSJOBER on ne référence que les professionnels diplômés et compétents et nous leur offrons la possibilité de trouver leurs clients en B2C et en B2B en mettant les autoentrepreneurs, artisans, TPE, PME et grands groupes sur un pied d’égalité sans avoir d’algorithmes de classement qui favoriseraient un prestataire selon son prix, sa disponibilité, sa localisation  ou encore son budget marketing.

La liberté offerte par SOSJOBER est double. En effet, la première liberté est basée sur un accompagnement sans qu’il y ait de lien de subordination puisqu’aucun classement entre les prestataires n’est fait, autre bien sûr que la satisfaction qu’il a pu donner aux clients qui impactera le choix du client. La deuxième liberté est celle liée aux propositions même des jobers à n’est imposé aucune obligation de réponse et surtout aucun tarif n’est suggéré ou imposé.

Seul un professionnel peut émettre un budget en fonction de la demande spécifique de chaque mission et en fonction de sa structure. A l’opposé d’un nouvel outil de précarisation ce type de modèle redistribue l’offre et fait fleurir l’activité de tous les types de prestataires et ceux de manière locale. SOSJOBER devient un véritable accélérateur de business en proposant a toutes ses ressources soient à plusieurs millions de personnes de retrouver de nouvelles sources de revenus qui peuvent être essentielles à leurs quotidien   .

L’ambition est donc de pouvoir aider chaque type de profil à évoluer et donc à créer de la valeur pour qu’un indépendant puisse demain améliorer son employabilité pour un futur employeur, pour qu’il démontre une récurrence et donc créer une structure plus conséquente ou encore pour pérenniser ses revenus, et obtenir un nouveau CV note par le marché ou une référence que ces professionnels arboreront avec fierté

Travailler avec les politiques, les mairies, les artisans, les CCI ou encore Pôle Emploi est un « must have » pour toutes les sociétés qui veulent demain repenser le modèle de l’emploi car il y a toujours la possibilité de créer un modèle vertueux.

Mettre les nouvelles technologies au service de tous pour bénéficier à tous c’est une ambition qui va changer le monde, en commençant par des petites entreprises, des start-ups pour toucher les grands groupes et ainsi mieux adapter l’humain dans le travail.

 

Matthieu Perillaud

 

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